La spiritualité dans les arts martiaux

– Lundi 31 juillet –

Ce qui distingue sport de combat et art martial est bien la spiritualité qui accompagne ce dernier. L’art martial vise au développement global de l’individu : externe (force, souplesse), et/ou interne (énergie, santé).

Ce matin, nous nous sommes essayé au développement interne avec du Qi gong (ou Chi Gong) et du Tai Chi wudang.

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Les arts martiaux Shaoling de Bordeaux nous ont guidé pour « maîtriser nos énergies vitales » (qi) à travers des exercices (gong) de respiration et des mouvements lents.

Le qi gong compte plusieurs branches, lesquelles recouvrent des centaines de styles différents : le qi gong santé et bien-être (préventif), le qi gong martial, le qi gong médical (curatif), et le qi gong spirituel.

Pour pratiquer le Qi Gong, on utilise :

  • Des mouvements très diversifiés et généralement très lents, ou des enchaînements de mouvements.
  • Des postures immobiles, tenues un certain temps.
  • Des étirements et des ondulations.
  • Des exercices respiratoires.
  • Une grande attention mentale.
  • La visualisation et la méditation.

Les effets d’une pratique régulière permettrait entre autres les applications suivantes :

Prévention. Promouvoir la souplesse, la détente, la relaxation, la gestion du stress, l’équilibre psychosomatique, une meilleure vitalité, la prévention des maladies, l’entretien de la mémoire et un meilleur sommeil.

Approche curative. Améliorer la santé des personnes souffrant de maladies cardiovasculaires, d’hypertension, d’insomnie, de déficit oculaire, de diabète, de paralysie, de maladies dégénératives, de déficit profond de l’immunité, d’asthme et d’hypercholestérolémie.

Épanouissement sportif. Augmenter la qualité du contrôle, l’endurance, la respiration et la capacité de propulsion soudaine.

Développement personnel. Moduler la réponse émotionnelle et l’adaptation au stress psycho-émotionnel ou affectif. Favoriser, tant chez l’adulte que chez l’enfant, la mémorisation, l’effort intellectuel, l’imagination et la créativité.

Ouverture spirituelle. Favoriser le développement de certaines qualités, comme le calme, la sérénité et le lâcher-prise.


A 20 mètre de là, Armand Floréa, disciple de Tans Sang qui a été lui-même accepté comme élève privé du Grand Maitre Ip Man, nous a initié au Tai Chi Wudang.

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Souvent réduit à une gymnastique de santé, le Tai Chi comporte aussi une dimension spirituelle et martiale. Il a pour objet le travail de l’énergie appelée chi.

Les exercices de poussées de mains permettent d’appliquer les principes du tai chi avec un partenaire, et ceci de manière progressive. Ils développent la sensibilité du pratiquant et ainsi sa capacité à transformer une action de l’adversaire à son avantage.

Au cours des siècles, la société chinoise, régulièrement menacée par des guerres frontalières et intérieures, a développé une solide tradition martiale.

Le tai-chi était au départ une technique de combat transmise oralement, de maître à élève, dans le plus grand secret au sein de familles de paysans.

Son origine demeure difficile à déterminer. Toutefois, plusieurs auteurs accordent à un moine chinois ayant vécu au XVIe siècle, d’avoir créé les 13 postures de base du tai-chi. On dit qu’il se serait inspiré d’un combat entre un oiseau et un serpent pour concevoir les enchaînements.

Le serpent aurait triomphé grâce à sa lenteur, à sa souplesse et à ses mouvements arrondis qui donnèrent peu d’emprise à son adversaire.

Maintenant que vous connaissez les grandes lignes, il ne vous reste plus qu’à venir essayer gratuitement sur le Quai des Sports !

Il faut savoir que le kung fu Wing chun, pratiqué par Ip man et Bruce Lee à pour base des petits mouvements concentrés et rapides. Le tai Chi Wudang n’est autre que ces mêmes mouvements mais ralentis.

Kung fu, Tai chi et Qi gong, sont en fait très liés mais chacune de ces disciplines adopte une vitesse de mouvements différente.

D’après le maître Floréa : « Combattre en accord avec les concepts du Wing Chun revient à se comporter comme l’eau qui est autant douce que dure et dont la fluidité et l’adaptabilité sont inégalées… »

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Puis cet après-midi, nous avons continué notre quête martiale avec le Kalaripayat. Il est à l’origine des arts martiaux asiatiques, c’est aussi l’ancêtre du Kung fu !

Le kalarippayat est originaire du Sud de l’Inde, de la région de Kerala. Il se pratique généralement dans le kalari, une salle de 14 m sur 7m, parfois sous terre. Il se caractérise par des positions très basses portant des noms d’animaux ainsi que par de nombreux sauts très hauts.

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Une dizaine d’armes sont encore enseignées parmi les dix-huit armes qui étaient étudiées autrefois. Dans la tradition locale, il fallait plusieurs années pour maîtriser une seule arme.

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Sangham a proposé une initiation à cet art martial peu connu, mais qui gagnerait à l’être davantage.


A demain pour une autre journée, un autre sport, une nouvelle expérience !